Le 15 septembre de chaque reste une journée spéciale dans les démocraties modernes car consacré par les Nations du monde comme Journée Internationale de la Démocratie. Depuis le 15 septembre 2007 cette journée reste une référence pour tout pays qui se veut démocratique. En ce qui concerne la République Démocratique du Congo, que vaut alors la démocratie sans la participation des femmes qui représentent la majorité de la population ? Cette démocratie étant elle-même définie comme la loi de la majorité. A travers une campagne consécutive à cette occasion, l’Union Inter Parlementaire invite tout le monde à prendre des mesures pour renforcer la démocratie, et notamment à exercer son droit de vote lors des élections, à dénoncer les violations des droits de l’homme, à rejeter les lois restreignant la liberté d’expression et à adhérer à des organisations de la société civile. L’adoption de la Déclaration universelle sur la démocratie a marqué une étape décisive : pour la première fois dans l’histoire, des institutions publiques d’un très grand nombre de pays ont convenu ensemble des composantes essentielles de la démocratie et notamment de ses principes fondamentaux, tels que des élections libres et régulières, les droits de l’homme, l’état de droit, l’égalité des sexes, la liberté d’expression et la nécessité de pouvoir compter sur des parlements forts. A la lumière des statistiques de l’UIP concernant la participation politique des femmes et des jeunes, il faudra s’employer avec plus de vigueur à encourager ces catégories de la population à participer à la vie politique. Moins de deux pour cent des parlementaires dans le monde n’ont pas encore fêté leur 30ème anniversaire, et la moyenne mondiale de femmes dans les parlements nationaux a augmenté de moins de deux pour cent depuis 2014. En République Démocratique du Congo, les femmes restent trop peu représentées dans les Assemblées Délibérantes tant au niveau national que provincial. D’où cet appel de la LIFCE, en cette période où la République Démocratique du Congo est appelée à suivre la voie royale, celle de la démocratie participative, qui va voir la population se choisir librement ses nouveaux dirigeant à tout les niveaux. Les femmes congolaises sont appelées à jouer un grand rôle tant comme candidates qu’électrices, pour qu’à l’avènement des nouvelles Institutions légitimes, les jeunes et les femmes soient nombreux dans toutes ces Institutions. Les médias sociaux facilitent le contact et la communication avec les jeunes et les femmes doivent utiliser toutes ces opportunités pour atteindre cet objectif. Les électeurs sont en outre mieux préparés puisqu’ils accèdent plus facilement à l’information. La démocratie est la seule forme de gouvernement capable de s’auto corriger, et cette capacité d’adaptation en fait le meilleur rempart contre l’extrémisme. Le devoir de toute congolaise et tout congolais est de renforcer les institutions démocratiques. Le Secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong a dit « Des démocraties fortes constituent la meilleure façon d’affronter des périodes mouvementées, alors engagez-vous maintenant ! » et pour l’Honorable Eve BAZAIBA MASUDI, Présidente de la LIFCE, « une femme en politique, la politique la change mais plusieurs femmes en politique, elles changent la politique pour l’intérêt général ».
Fait à Kinshasa, le 15 septembre 2017
Honorable Eve BAZAIBA MASUDI Présidente de la LIFCE